Un agréable moment avec ce livre .... des personnages attachants dans une histoire de vraie vie... un plus de spiritualité.
PL

 

LE SONGE ASSASSINÉ
Livre II
Bats-toi !


Le livre 424 pages en librairie en ligne 23,50 €

 

L’Algérie est à feu et à sang. En peu de temps, plus d’un million de Français vont abandonner leur terre natale. C’est le sort de Daniel-José qui va suivre ses parents dans l’exode qui les conduira en métropole !

Attaché douloureusement à son passé où il vécut dans le bonheur, le jeune garçon aura du mal à trouver sa sérénité sur un début de parcours en France qui l’amènera du pays basque à la ville des frères Lumière, même si la belle Maud, émancipée, tentera de l’extraire de ses pensées pour Michèle-Claude qu’il n’a plus revue depuis son départ d’Algérie.

A l’issue de ses 20 ans, un événement mystique viendra le délivrer de son amertume jusqu’à le réconcilier avec un passé torturé. Quant à celui de son enfance, le destin l’amènera à renouer avec une histoire inachevée, épisode qui débordera cependant de son contexte au gré d'un échange philosophique mettant en relief une spiritualité mariale, clé de l'épilogue.

Bats-toi ! est le deuxième volet de l'histoire.

La compréhension du récit ne nécessite cependant pas d'avoir lu le tome 1, "le sable-caméléon", ou bien encore "Adieu Chiffalo" qui a failli être adapté à l'écran. Mais l'espoir est toujours permis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BELLE ET SEBASTIEN
Mehdi El Glaoui
Des souvenirs ont façonné le roman de fiction, « le songe assassiné » de Joane de Cefalu.
Dans le tome II, le feuilleton « Belle et Sébastien » - que l’auteur met en évidence - est venu rappeler des instants de bonheur puisés dans sa jeunesse lorsqu’elle se parait d’amertume. Le personnage, « Sébastien », "figurant" du roman, a trouvé un lecteur peu ordinaire, qui n’est autre que l’interprète, en l’occurrence Mehdi El Glaoui. Il tient entre ses mains, les romans, « Adieu Chiffalo » et « Le songe assassiné II ». https://www.francetvinfo.fr/.../medhi-l-interprete-de...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai lu vos deux livres en une semaine. Je les ai dévorés ! Vous m’avez fait plonger dans mon enfance, j'ai revécu ma jeunesse ; j'ai fait un replay de ma vie. Les réflexions, notamment les échanges entre les 2 personnages principaux, sont dignes d'un livre religieux ! Et qui plus est, les discussions sont théologiques ! J'en aurai fait un livre de méditation, à part !
CR

 

 

 

 

 

 

Musiques qui pourraient figurer dans le film, si le roman devait être un jour adapté à l'écran

Nina Simone (My Way)
Enesto Cortazar (Le langage d'amour)

LE SONGE ASSASSINÉ - Bats toi !
LE SONGE ASSASSINÉ I

Premier volet de l'histoire,
LE SABLE CAMÉLÉON,
une refonte d'Adieu Chiffalo, enrichie de détails ou de faits inédits.

 

Des courts extraits :
Page 241 :Plusieurs mois s’écoulèrent. Daniel-José envoya une longue lettre à Hélène qui avait revêtu des habits monastiques au sein d’une communauté de sœurs dominicaines.
Il l’avait revue peu de temps avant qu’elle n’y entre. C’était la seule fois depuis l’Espagne. Elle s’était fait couper les cheveux.
Ce fut pour lui un choc.
Il n’avait pas osé pleurer devant elle, mais le soir venu, dans sa chambre, il s’était montré affligé, à en perdre la raison. Et comme si cela n’avait pas suffi à sa détresse, les souvenirs inoubliables étaient venus le torturer, déjà.
Hélène s’était laissée caresser les cheveux et le visage, comme si elle avait voulu être rassurée de la lourde décision qu’elle avait prise. Elle lui avait avoué qu’elle avait entendu une voix chez Manuela qui lui demandait si elle voulait être l’épouse du Christ.
Posant une main, aux ongles coupés court, débarrassés de tout vernis, qui paraissait raccourcie du fait, sur celle de Daniel-José, elle lui avait dit, tendrement :
- Je prierai pour toi. Tu auras de grandes satisfactions, mais aussi beaucoup de combats intérieurs, le démon n'aimant pas qu'on lui dérobe des âmes. Résiste, Dieu sera en train de sonder ta confiance en Lui.
Elle savait qu’elle ne serait plus à ses côtés pour lui apporter son aide. Aussi, elle ajouta encore :
- Ne te dépouille jamais du chapelet ; avec les temps difficiles qui s’annoncent, il t’aidera à combattre le Mal et aussi t’empêchera de faire du mal. Ne le porte pas comme une amulette, mais sois quotidiennement en communion avec la Sainte Vierge en t'efforçant de réciter le rosaire, comme elle le demande.
Aussitôt après, elle s’était dégagée du tourbillon grisant du passé, pour fuir son effet dévastateur qui se voulait porteur de regrets.
C’était la dernière fois qu’il la voyait.
Elle aussi pleura cette nuit-là, inconsolable.
Daniel-José l’avait revue sur une photo que lui avait montrée son imagination. Elle portait un vêtement blanc immaculé, symbole de pureté et d’innocence, vertus qui lui allaient si bien, et qu’elle offrait à Dieu.
Et le sourire qu'elle affichait réchauffa son cœur meurtri !

Musique qui pourrait accompagner ce passage :

***

PAGE 52 : Simon, un Oranais, s’apprêtait aussi à s’en aller de France avec sa famille, après avoir longuement mûri la décision. Le pays où ils avaient jeté leur dévolu, sa femme et lui, n’était pas à la porte d’à côté. Simon était juif et avait enfin répondu à l’aspiration de l’État hébreu de rassembler tous les enfants d’Israël exilés. Il l’avait révélé à Érasme.

- Juste avant de partir d’Alger, j’ai reçu une lettre d’un de mes oncles qui habite Jérusalem. Elle m’a donné la chair de poule. C’est plutôt son fils, mon petit-cousin âgé de 11 ans qui en est la cause.

La lettre rapportait ses propos. Elle disait que la directrice d'école où est scolarisé mon cousin, avait dit à l'ensemble des élèves : « Aujourd’hui, on va aller accueillir nos frères à l’aéroport. On va leur offrir des bonbons et des fleurs. » Sur le tarmac, alors qu’il y en avait qui arrivait de Pologne, de Roumanie, d’Égypte, un vieux monsieur pieds nus, à sa descente d’avion, s’est mis à taper de son bâton sur le sol d’Israël, heureux de fouler la terre de Dieu. Il savait qu’il mettait fin à son exil, et a chanté un chant que tous les juifs connaissent "Am Israël Hai". Le refrain a alors été repris par tous ceux qui étaient présents, allant même jusqu'à danser…

Mais Simon n’alla pas plus loin dans ses confidences, saisi par l’émotion, tout autant qu'Érasme, attendri.

 

Page 203 :

Érasme n’était pas soigné dans un établissement psychiatrique, mais était hébergé par sa sœur, choyé par elle, veuve comme lui maintenant, et entouré de sa mère.

Amaigri, le visage mal rasé, les pommettes creuses, l’esprit ailleurs, mélancolique, Érasme avait les yeux éteints, le sourire d’autrefois effacé, et sa bouche, avec des lèvres qu’il pinçait continuellement, était généralement fermée à toutes paroles.

De temps à autre, il observait ses doigts qu’il remuait sans cesse, allez donc savoir pourquoi 

 


©jeandeChiffalo