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Traduction italienne
angTraduction anglaise

"Chiffalo, le village sicilien d'Algérie, de mon enfance"
LE FILM
en 2 époques (tel que je l'imagine) contact
c United States Copyright Office

A la mémoire de Jocelyne Ferrante
"Aujourd'hui, la mer est mouvementée, belliqueuse même ; Chiffalo a revêtu sa parure d'hiver. Le fracas de l'eau sur les rochers, son grondement, me donne à penser au roulement du tonnerre quelque peu semblable aux explosions qui ont embrasé et rougi la terre d'Algérie. Par moments, j'ai comme l'impression qu'elle ronfle, tel un ogre affamé qui voudrait avaler le premier venu, et j'ai bien peur qu'elle me sépare de cette terre qui m'a vu naître."
(François-Jean Lucca)

AUTOPSIE D'UN DEPART ANNONCÉ

"Au départ, je ne tenais pas à écrire. Mon but, c'était le cinéma. Aussi, je me demande souvent comment j'ai pu venir à bout de ces 223 pages..."
Lorsqu'il parle de son premier livre, Jean de Chiffalo semble vouloir minimiser son travail. Et pourtant, il y est arrivé. Alerte, sans être amène, il excelle à contre emploi : sa passion pour le cinéma multiplie les séquences rapides et spectaculaires que l'on retrouve souvent dans les articles qu'il écrit régulièrement pour notre journal.

L'histoire est simple, terriblement banale même. C'est celle d'un gosse perdu dans une guerre qui n'est pas pour lui, qu'il ne comprend pas, dans laquelle il ne peut trancher sinon par habitude ou conformisme. Alors, il préfère se servir des combats comme d'un décor. Celui de son éducation, de son enfance, de ses espérances. Mais aussi celui d'une société en perdition qui devait définitivement couler en prenant la mer... La fin d'une époque, l'écroulement d'un monde, le dernier regards des survivants.

Toujours simple, le style repose sur la précision et la concision. Si la vision reste confuse, impressionniste, les mots sont là, justes, bien campés sous l'acuité du stylo. La forme donne le cadre au fond, elle lui permet se se promener à force de rigueur.

Là où d'autres auraient gravé le mot fin, Jean de Chiffalo a préféré laisser la porte ouverte : son livre appelle une suite, un développement, qu'il soit scriptural ou imagé. Un jour peut être, une caméra tournera les scènes d'"Adieu Chiffalo". Sinon, le crépitement de la vieille machine à écrire résonnera de nouveau dans la maison carnussienne. Inch Allah ! (Le Provençal)
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CHIFFALO, c'est un minuscule village qui vit doucement, à quelques kilomètres d'Alger, en cette fin des années cinquante. Village de pêcheurs essentiellement, à l'ambiance « pagnolesque », l'accent et le « parler » pied-noir en plus.
Ce village, Joane de Céfalu, Ciotaden d'adoption, a entrepris de nous le raconter à travers son premier livre "Adieu Chiffalo, village français d'Algérie"

b LE SCENARIO contact

Le roman commence quand tout va bientôt finir, en avril 1960, six ans après le tristement célèbre « toussaint rouge ». Mais en 60, et à Chiffalo, la sérénité règne encore. La guerre, c'est loin, et tout juste si on parle des attentats. Céfalu nous peint alors un tableau détaillé de ce que fut la vie normale, là-bas : les sorties des pêcheurs, la nuit alors que femmes et enfants veillent devant la maison familiale où des chaises ont été installées pour l'occasion... Il nous décrit aussi l'amour naissant de Daniel-José, âgé de 11 ans, pour la ravissante Michèle-Claude.
Mais bien évidemment, « la » guerre va venir troubler peu à peu, insidieusement, le climat du village. Les relations entre Européens et musulmans, même si elles n'avaient jamais été chaleureuses deviennent difficiles. Les premiers attentats ont lieu à Chiffalo, une garde est assurée par les hommes du village, en armes, alors que chacun est prêt à défendre, pied à pied, son « Algérie française ».

Le départ forcé. La suite, on la connaît, et à Chiffalo comme ailleurs, on songera, peu à peu, à quitter ce pays où on a vu le jour. Ce sera l'achat du billet de bateau, puis le départ, en se persuadant bien qu'on reviendra un jour, bientôt... C'est l'abandon d'une terre, mais aussi la séparation d'amis de toujours, le chien que l'on doit laisser faute d'avoir eu le temps de lui faire subir le vaccin obligatoire. C'est enfin la séparation de Daniel-José et de Michèle-Claude, sans pouvoir se laisser d'adresse...

A travers ce premier livre, Joane de Céfalu, qui demeure actuellement à La Ciotat, sait nous dépeindre à merveille ce que fut la vie « là-bas », sans utiliser les sempiternels clichés que l'on lie souvent à l'aventure pied-noir (Julien DAVID)
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LE FILM, du style
f
Cinéma Paradiso
(Un film de Giuseppe Tornatore)
Un balcon sur la mer
(Un film de Nicole Garcia)
Ce que le jour doit à la nuit
(Un film de Alexandre Arcady)




LA MUSIQUE du film , du style :
Nina Simone (My Way)
Adieu Chiffalo
Enesto Cortazar (Le langage d'amour)
Générique 2ème partie
Lionel Richie (Hello)
2ème partie
Yanni - (ONE MAN'S DREAM)
2ème partie